Vaisselle biodégradable, compostable, écologique : on fait le point (100% sans greenwashing)

Avec l’annonce de l’interdiction de la vaisselle jetable en plastique à usage unique, les acteurs du marché se sont mis en branle. Résultat, l’offre dite "écologique" a connu un boom et on voit fleurir dans les rayons des grandes surfaces comme sur la toile des alternatives plus écoresponsables. Oui mais voilà, cette révolution verte s’accompagne d’un bon gros greenwashing et il n’est pas toujours facile pour le consommateur de s’y retrouver. Pas d’inquiétude, on est là pour vous y aider.

 

Vaisselle jetable, écologique, compostable : comment s'y retrouver

La culture du tout jetable

D’abord, un peu d’histoire pour contextualiser (oui on aime bien, c’est notre côté Père Castor). Les premiers exemplaires de vaisselle jetable, en papier d’abord, sont apparus en Allemagne à la fin du 19e siècle. L’objectif d’alors était d’améliorer l’hygiène et d’éviter la transmission de potentielles maladies due à une vaisselle incorrectement lavée. C’est ensuite aux États-Unis au tout début du 20e siècle que sont apparus les premiers gobelets à usage unique.

Si l’argument hygiéniste a pu perdurer, il a rapidement laissé place au fil du siècle à une véritable culture du tout jetable, notamment avec le boom du plastique. A quoi bon s’embêter à faire la vaisselle quand on peut avoir recours à des assiettes colorées, résistantes et peu chères ?

Indispensables des fêtes d’anniversaires (notamment pour enfants, avec les déclinaisons par thèmes et par franchises – Disney, Marvel etc), des soirées entre amis ou encore des pique-niques, les gobelets et assiettes en plastique ont fait les beaux jours d’entreprises spécialisées. Rien qu’en France, le marché de la vaisselle jetable s’évalue en centaines de millions d’euros, en milliards à l’échelle mondiale.

Problème, si elle se révèle pratique, de par sa légèreté et son faible coût, elle est aussi une réelle plaie pour l’environnement. En effet, en majorité fabriquée à partir de plastique, elle n’est pas recyclable et finit enfouie ou incinérée. Même les assiettes cartonnées sont bien souvent recouvertes d’un film plastique (pour accroître leur résistance et les parer de couleurs et d’imprimés) qui empêchent leur recyclage. Sans oublier que cette vaisselle est souvent produite à l’autre bout du monde. Bref, bonjour l’empreinte carbone…

Le boom de la vaisselle jetable écologique

Suite à un début de prise de conscience et à l’annonce de l’interdiction de la vaisselle en plastique à usage unique, des alternatives plus responsables ont commencé à voir le jour depuis quelques années. On trouve de la vaisselle en bambou ou en bois. D’autres réalisées en résidus de bagasse ou de canne à sucre. Il existe des versions en feuille de palmier ou en son de blé. Ou encore en PLA, du bioplastique souvent fabriqué à partir d’amidon de pomme de terre. Il existe même des versions à base d’algues.

Si on peut se réjouir de ce tournant vert, il convient tout de même de se méfier du greenwashing ambiant. Et du manque de transparence de certaines marques. On le dit pour l’avoir vécu, il est souvent difficile de connaître l’origine de ces produits. Et d’avoir des infos sur leur réelle biodégradabilité/compostabilité. Il nous a fallu apprendre à décortiquer les logos, à lire entre les lignes et devenir de fines connaisseuses des avancées en matière de compostage pour nous y retrouver. Alors on pense bien que le consommateur lambda n’a pas forcément le temps pour dénicher ces infos !

Pour vous aider à vous y retrouver, voilà nos conseils.

- Guettez d’abord les étiquettes en quête du logo "OK Compost Home". Il  garantit que la vaisselle jetable que vous achetez peut bien connaître une seconde vie dans votre bac à compost.

[Pour rappel, le compostage est un processus de transformation des déchets organiques par le biais de micro-organismes. Ainsi, vos épluchures et autres restes de repas (exception faite de la viande et du fromage) se transforme en un excellent fertilisant. Rien ne se perd, tout se transforme !]

Une foule d’options biodégradables sont en réalité compostables uniquement dans un compost industriel. Or, ce dernier est encore très peu développé en France, à l’exception d’initiatives locales ou privées (à l’image des Alchimistes qui collecte les déchets organiques de restaurateurs, de fleuristes et de collectivités)
Le compostage industriel suit un cahier des charges précis (température, taux d’humidité…) impossible à reproduire chez soi. Le simple terme « compostable » prête donc à confusion. Mieux vaut donc s’en remettre aux labels.

- La vaisselle en carton brut/imprimée d’encres végétales peut être compostée.

- Pour la vaisselle en bois, guettez les labels indiquant une utilisation respectueuse des ressources (labels FSC et PEFC).

- La vaisselle en canne à sucre, bagasse ou encore en feuilles de palmier permet de valoriser des matières premières renouvelables. Cependant, elle est produite à l’autre bout du monde.

- Attention, biodégradable ne veut pas dire qu’on peut le jeter dans la nature !

Dans un monde parfait, on vous dirait que sortir de la culture du jetable est la seule solution. Des décennies de mauvais réflexe ont induit en nous l’idée que jeter était plus simple. On ne peut que vous conseiller de miser dès que c’est possible sur le réutilisable, même pour vos évènements (et d’utiliser des serviettes en tissu ou de la décoration pour pimper une vaisselle basique, par exemple).

Mais pour avoir organisé de gros évènements comme un mariage, on sait que ça peut parfois être compliqué (même de louer). Alors dans ce cas, le mieux est de trouver l’option qui vous semble la plus propre (aka la moins pire). C’est pour ça qu’on a été séduites par les produits proposés par Biotrem. Cette entreprise polonaise valorise le son de blé (longtemps considéré comme un déchet) en le transformant en assiettes et bols. Comestibles, résistants au chaud, ils sont compostables chez soi. Des produits que vous pouvez découvrir désormais sur Nouba, pour une fête plus propre.

 

 

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